Les carrosseries personnalisées d’avant-guerre sont différentes. Il a un pouls. Vous pouvez le sentir. Le coupé de compétition Delahaye 135 de 1936 de la collection Blackhawk de Danville, en Californie, le prouve. Ce n’est pas seulement un artefact statique. C’est une machine construite avec du sang sportif dans les veines.
Delahaye construisait des voitures en France depuis 1894. La plupart étaient des voitures standards. Fiable? Bien sûr. Passionnant? Rarement. Mais 1935 change tout. La société a lancé deux nouveaux modèles à six cylindres. C’était un tonique. Un choc pour le système. Le Delahaye 135 Competition Coupé s’impose comme un excellent exemple de ce changement de philosophie d’ingénierie.
“Delahaye fabrique des voitures en France depuis 1894 ; à quelques exceptions près, elles sont assez conventionnelles. Mais en 1935, l’entreprise lance une paire de voitures six cylindres qui sont un véritable tonique.”
Ce châssis spécifique comble le fossé entre les conventions industrielles et les performances brutes. Ce n’est pas une pièce de musée pour les âmes sensibles. C’est une tranche de l’histoire automobile où l’ingénierie française a osé être rapide. La collection Blackhawk le détient, mais l’histoire de la voiture appartient à la route pour laquelle elle a été conçue.
Le 135 n’était pas seulement une mise à niveau. C’était une réimagination. Les passionnés savent que les voitures de sport françaises d’avant-guerre privilégient souvent l’élégance plutôt que la force brute. Les 135 ont contesté cette norme. Il en a gardé l’élégance. Cela a ajouté de la force. C’est ce qui fait du coupé Delahaye 135 Competition 1936 un modèle remarquable dans toutes les gammes.
Pourquoi nous soucions-nous d’une voiture d’il y a près d’un siècle ? Parce que les fondamentaux demeurent. La façon dont il se comporte. Le son de ce six cylindres en ligne. L’artisanat. Ces choses ne perdent pas leur pertinence. Ils deviennent simplement plus silencieux.
Le nom Delahaye n’est pas un mot familier comme Ford ou Chevrolet. Mais pour ceux qui savent, cela a du poids. La 135 était leur réponse au monde de la course automobile. Ce n’était pas un jouet produit en série. C’était un outil sérieux pour les conducteurs sérieux.
Il y a une raison pour laquelle les collectionneurs recherchent ce modèle spécifique. C’est un moment où Delahaye a trouvé sa voix. Il n’écoutait pas le marché. Il écoutait le morceau. La variante Competition Coupé amplifie cette intention.
La collection Blackhawk de Danville, en Californie, est connue pour sa qualité. Ils ne se contentent pas de stocker des voitures. Ils les organisent. Cette Delahaye fait partie de cet héritage. Il se trouve dans un lieu où résident d’autres légendes. Mais il repose sur ses propres mérites.
Le moteur six cylindres en ligne est au cœur du problème. En 1935, la puissance produite était modeste par rapport aux normes actuelles. Mais ils étaient alors importants. La livraison a été linéaire. Le couple était accessible. Il fallait des compétences pour conduire. Pas seulement l’accélération. Contrôle.
Une carrosserie personnalisée ajoutée au charme. Les corps d’avant-guerre étaient uniques. Il n’y en avait pas deux exactement pareils. Le 135 Competition Coupé portait probablement une coque sur mesure. C’était une pratique courante. Cela permettait aux propriétaires d’exprimer leur style personnel. Cela a également réduit le poids. La performance était le but.
En regardant le 1936

Le plus gros moteur était l’histoire. Nous parlons de l’unité de 3,5 litres développant 120 chevaux. Elle vivait à l’intérieur de la nouvelle Type 135. Ce n’était pas seulement une jolie voiture. Elle a remporté le Rallye de Monte-Carlo. Elle a également franchi le drapeau à damier au Mans à la fin des années 1930. Ces victoires n’étaient pas des accidents. Ils dominaient l’ingénierie.
Cette voiture spécifique est un modèle court de compétition. Sa lignée est différente de celle de ses frères et sœurs vainqueurs de rallye. Elle appartenait à un industriel parisien. Il avait de l’argent. Il avait du goût. Il appréciait notamment la carrosserie fluide de Figoni et Falaschi. Ils étaient les maîtres de ce look aérodynamique et en flèche qui définissait le luxe français d’avant-guerre.
A l’intérieur, il y a de la place pour deux passagers. Ils s’assoient confortablement. L’expérience de conduite est mécanique et directe.
Sous le capot : les Ohv Six
Le cœur de la machine est un moteur six cylindres à soupapes en tête (OHV). Il respire grâce à des carburateurs triples. Trois glucides pour six cylindres ? C’est une configuration agressive pour l’époque. Il garantit que le mélange air-carburant est délivré efficacement sous charge.
La puissance est transmise du moteur aux roues via une boîte de vitesses synchronisée à quatre vitesses. Synchromesh était alors encore une fonctionnalité de luxe. La plupart des voitures utilisaient des transmissions à mailles coulissantes nécessitant un double débrayage. Cette box rend les changements de vitesse plus fluides. Cela élimine les incertitudes liées au rétrogradage.
“Deux passagers peuvent rouler avec style grâce aux triples carburateurs qui alimentent les six à soupapes en tête…”
La combinaison de la carrosserie Figoni et Falaschi et du châssis de course fait de cette variante Type 135 un oiseau rare. Il équilibre l’endurance à grande vitesse et l’élégance urbaine. Le propriétaire parisien ne souhaitait pas seulement de la vitesse. Il voulait y arriver. La configuration triple carburation suggère cependant qu’il n’avait pas peur d’ouvrir l’accélérateur. On n’achète pas une carrosserie Figoni et on roule tranquillement.

À la fin des années quarante, la voiture était déjà passée entre plusieurs mains américaines. Ce n’était pas une relique statique. Ça a bougé. Elle a changé de mains sur le marché des voitures d’occasion aux États-Unis, passant entre les mailles du filet des collections privées. Puis vinrent les années quatre-vingt. Un collectionneur japonais l’a repéré. Il ne s’est pas contenté de l’acheter. Il l’a réparé. La restauration a été minutieuse. Chaque panneau, chaque boulon, vérifié par rapport aux spécifications d’origine.
Puis il a touché la côte californienne. Plage de galets. Les jugements de l’époque des années 1980 exigeaient de la précision, et cette construction a tenu ses promesses. Les juges l’ont vu. La foule l’a vu. Ce n’était pas seulement affiché. Cela a été validé. Après le spectacle, il n’est pas resté aux États-Unis. Il a traversé le Pacifique. La voiture est retournée au Japon, où elle est probablement restée sous surveillance étroite depuis.

La collection Blackhawk s’est procuré le coupé il y a environ trois ans. La restauration a étonnamment bien résisté. Ils n’avaient pas besoin de toucher grand-chose. Je viens de polir le chrome et de le poser sur le sol. Il restait là, brillant sous les lumières du musée, insensible au temps ou à la circulation.










