Vauxhall double la mise. La marque souhaite élargir sa gamme de voitures chaudes GSE. Mais il y a un piège. Ils ne se contentent pas de coller des autocollants sur les carrosseries en plastique.

Ils préparent des voitures spécialement pour les routes britanniques.

Marc Fetzer, vice-président des produits actuels de Vauxhall et Opel, n’a pas mâché ses mots auprès d’Auto Express. Les ingénieurs sont déjà là. Les voitures d’essai arrivent. Presque immédiatement. L’objectif est simple : affiner la conduite. Réparez la suspension. Faites en sorte que vous vous sentiez comme chez vous, pas seulement en Allemagne.

C’est une décision intelligente. Vauxhall occupe une place unique dans l’empire Stellantis.

Regardez autour de vous. Peugeot ? Ils n’ont que la prochaine 208 GTi. Alfa Romeo mise tout sur la Junior Veloce (que vous pouvez d’ailleurs louer pour 349 £/mois). Mais Vauxhall ? Ils en ont deux.

La Corsa et la Mokka.

Deux voitures. Un groupe motopropulseur. Deux âmes très différentes. Fetzer l’appelle « la beauté » de l’installation. La trappe est extrême. Sportif. Pointu. Le Mokka ? Plus confortable. Véhicule différent. Client différent.

“Nous avons la beauté de deux voitures… Ce sont des véhicules différents.”

Il ne s’agit cependant pas d’une répétition du passé. Vous vous souvenez des jours VXR ? Vauxhall a jeté le badge chaud sur tout. Le Mériva. Le Zafira. Cela fonctionnait parfois, mais c’était encombré. Trop extrême ? Peut être. Fetzer admet qu’ils sont probablement allés trop loin à l’époque.

Plus rien de tout cela. GSE n’imprégnera pas tous les modèles de la gamme. C’est exclusif de par sa conception. Mais il ne s’agira pas seulement de la Corsa et du Mokka. Fetzer ne dévoilerait pas la suite des choses. Il appelle le Mokka « le début ». C’est tout.

Et ne vous attendez pas à une course à la puissance jusqu’à 400 ch. 280 chevaux dans une petite voiture électrique ? Fetzer dit que c’est déjà proche de la limite. C’est suffisant. Ils se concentrent plutôt sur le réglage du châssis. Heures de travail. Une véritable fierté d’ingénierie. Pas seulement en ajoutant des spoilers.

Ce qui nous amène au groupe motopropulseur.

GSE signifie Grand Sport Électrique. La logique dit que tout devrait être électrique à batterie. Fetzer ne ferme cependant pas complètement la porte aux hybrides. Peut-être que l’Astra bénéficie d’un traitement hybride GSE ? Le Grandland ? Il ne s’engagerait pas. Il ne promettrait rien. “Qui sait”, dit-il.

Une réponse vague, mais honnête.

Alors que nous reste-t-il ? Une marque qui tente de prouver que l’électrique peut être source d’émotion. Qu’il peut être adapté aux routes B britanniques défoncées. Pas seulement des fiches techniques et des chiffres de puissance.

Est-ce que ça marchera ? Probablement.

La question demeure cependant. Pouvez-vous réellement ressentir la différence lorsque vous êtes assis dans la circulation, regardant l’arrière de la voiture devant vous, en attendant un feu vert ? 🚗💨