Les fleurs sauvages disparaissent rapidement dans le désert. Vous bougez vite ou vous les manquez. Peut-être dans quelque chose comme la Mercedes-AMGT63 Pro. Il développe 603 chevaux. 627 lb-pi de couple. La transmission intégrale fait tourner les roues sans perdre votre adhérence sur ces routes sablonneuses. Cette voiture mange l’autoroute du désert comme si elle devait de l’argent au trottoir.
D’accord. La poursuite des superbes fleurs pourrait nécessiter moins qu’un V8 biturbo. Une GT43 à quatre cylindres de base pourrait également dépasser une chenille. Mais il y a de la poésie à envoyer une bête faire une promenade dans la nature. Borrego Springs offrait de longues lignes droites. Routes de montagne. Un grand tourisme avec des rêves de piste s’y sentait comme chez lui.
Il est facile d’oublier les voitures de course Mercedes. Le sol de la salle d’exposition regorge de SUV et de véhicules électriques exécutifs. Rapide bien sûr. Mais la forme à quatre portes cache l’intention. Regardez la GT. Longue capuche. Cabine compacte. Aile bien rangée. C’est l’ADN derrière la domination de la F1. Pas nouveau. Je viens de me souvenir.
Le moteur reste familier. V8 de 4,0 litres. Développe 577 ch dans la GT63 ordinaire. Ajoutez 26 ch ici. Bénéficie toujours du contrôle actif de conduite AMG. Les amortisseurs hydrauliques communiquent entre eux. Aucune barre anti-roulis n’est nécessaire. La direction des roues arrière est également conservée. Tout comme la traction intégrale. Le Pro apporte des freins en carbone-céramique. Plus de refroidissement pour la transmission. Tout est standard. Inclus dans le prix de base.
Notre voiture a coûté 216 915 $. La plupart des extras étaient juste pour le look. Les ceintures de sécurité jaunes (305 $) correspondaient à la peinture ensoleillée. Garniture de toit en microsuède (1 605 $). Carbone intérieur (2 850 $). Même le relevage de l’essieu avant était optionnel à 1 805 $. En dessous, c’est différent. Différentiels refroidis par liquide. Des ailerons dirigeant l’air vers ces gros freins.
Temps chaud. Accélérateur dur. La voiture s’en fichait. Le V8 rugit. Le turbo l’étouffe surtout. Mais apparaît en décélération. Le hoquet se mélange au cliquetis des pierres volant de ces Michelin collants. Pneus Pilot Sport Cup 2 R. Facultatif mais ça vaut le coup. Cela donne une belle bande-son.
Sur la piste, les numéros parlent. 1,11 gs sur le patin. Démarrage accrocheur aussi. 0 à 60 en 2,6 secondes. Un quart de mile en 10,9 secondes. La distance d’arrêt de 70-0 est de 137 pieds. C’est un travail difficile pour une voiture de 4 272 livres. Les coins s’enclenchent. Les rétrogradations sont rapides avec la boîte automatique à neuf rapports. Le couple est facile.
La direction semble bonne. Pondéré. Pas lourd. Par contre, les freins sont bizarres. Sensation initiale douce. Puis le mur de la mort s’arrête. Fait le travail cependant. La panique arrête de fonctionner correctement. Ne vous fiez pas au mouvement de votre premier doigt.
Les vitesses élevées semblent inébranlables. Ralentir semble inutile. Jusqu’à craindre une contravention. Ou envie de sentir la sauge. Fenêtres baissées. La raideur s’adoucit. La suspension adaptative s’installe. Les sièges sont moelleux. 1 900 $ en cuir Nappa. Mélange de microfibres. Mouvement cinétique. Chaleur. Ventilation. Confortable? Oui. Massage manquant. Bien sûr.
Par contre, l’écran fait mal. Grand écran central. Domine la petite cabane. Distrait de ce joli nez qui s’étend vers l’avant. Le volant est gros aussi. Les boutons haptiques signifient un défilement constant. Le pouce tremble partout. Trop de paramètres. Visuellement fort. Ergonomiquement serré. Mais comparé aux autres intérieurs Merc, c’est apprivoisé.
Appelez ça un 2+2. N’y croyez pas. Les sièges arrière n’existent qu’en cas d’urgence. Ou si vous aimez vraiment être écrasé. Traitez l’espace derrière les sièges avant comme du rangement. Cale de 11 pieds cubes. Convient en fait à une vraie valise.
Cher. Soif aussi. 13 mpg en moyenne. Lourd. Cher. Si vous voulez un jouet de piste, il existe des voitures plus légères. Des voitures moins chères. Cherchez ailleurs de l’adrénaline pure sur l’asphalte.
Sauf si.
Vous voulez un monstre qui agit gentiment. Déplacements. Mange des coins. Pas de complexité hybride. Aucun compromis sur la vie quotidienne. Le GT63 Pro est à la hauteur. C’est une floraison rare. Ça vaut le détour. 🏎️










