Colin Chapman a fondé Lotus en 1952 avec une philosophie simple : gérer mieux que tout le reste.
Des décennies plus tard, cette philosophie a vendu certaines voitures par milliers et d’autres par dizaines. Une certaine exclusivité était un choix. D’autres étaient simplement le marché qui haussait les épaules et s’éloignait.
C’est ici que sont enterrés les corps, en commençant par ceux qui maintenaient les lumières allumées.
Les gros frappeurs
Le plus grand – 10 : Lotus Seven (1957-1973)
- 2 477 vendus
Cela ressemble à un kart à pédales. Elle se comporte comme une voiture de course.
Le Seven original était l’idée de Chapman d’une pure machine. Dessus ouvert. Deux sièges. Rien d’autre. Le tour de magie ? Vous l’avez conduit au bureau mardi, vous avez enlevé la housse de siège samedi et vous avez couru. Les âmes courageuses pourraient même l’assembler elles-mêmes à partir d’un kit démontable, principalement pour éviter les impôts.
9 : Lotus Esprit (1964-1980+)
- 2 919 vendus (Remarque : les chiffres excluent souvent les rebadges ou varient selon la source, en respectant les statistiques fournies)
Un jour de 1972 – et non de 1976 comme le prétendent certains mythes, bien que la première de Bond ait eu lieu en 1976 – Lotus a fait une farce au producteur Albert « Cubby » Broccoli.
Ils ont garé un nouvel Esprit devant son bureau. Comme ça. James Bond a fait entrer la voiture en forme de coin dans l’histoire, propulsant l’Esprit dans la célébrité de L’espion qui m’aimait. La manipulation était bonne. Le design de Giorgetto Giugiaro était plus tranchant qu’un rasoir. Publicité gratuite ? Inestimable.
“La voiture est devenue une icône autant pour le film que pour l’asphalte.”
A-t-il tiré de vrais missiles ? Non, vous ne pouviez pas appuyer sur un bouton et tirer sur les gens. Mais vous n’en aviez pas besoin. La renommée était suffisamment mortelle pour les berlines ennuyeuses.
8 : Lotus Exige 2S (2006-2011)
- 3 306 vendus
L’Élise s’est fâchée.
Née du règlement des séries de courses et alimentée par un moteur Toyota suralimenté, la 2S était moins chère qu’une Porsche 911 mais plus rapide dans les virages. Les pilotes de la journée sur piste ont adoré. C’était nerveux, pointu et non raffiné, au point de faire tomber les cheveux et de faire battre les cœurs. La plupart des propriétaires les ont quand même réglés, poussant cette petite Toyota à ses limites.
7 : Lotus Elise série 2 (2000-2006)
- 4 535 vendus
General Motors a mis de l’argent dans la cagnotte, donc Lotus a dû grandir légèrement.
L’Elise 2 a emprunté des éléments au concept M250 : plus anguleux, plus agressif. L’intérieur était moins dépouillé qu’avant, si on pouvait appeler cela un intérieur. Un moteur de 1,8 litre de la série K a remplacé l’ancienne unité, facilitant ainsi les choses. GM a même intégré ce châssis dans une Vauxhall VX22 en Grande-Bretagne (Opel Speedster en Allemagne). La familiarité vend des voitures.
6 : Lotus Elan (M100) et Elan S2
- 4 655 vendus
C’était la seule mauvaise expérience de Lotus : la traction avant.
GM a également payé pour celui-ci, en mettant dans le nez un moteur Isuzu fiable de 1,6 L, avec ou sans turbo. Cela ne ressemblait pas à une Lotus. Cela ne pouvait pas générer de profit. Finalement, les droits ont été vendus à Kia, qui a continué à produire la même voiture pendant encore trois ans pendant que Lotus se brûlait les doigts et passait à autre chose.
Les Trois Grands
5 : Lotus Elan +2 (années 60-70)
- 5 168 vendus
Vous voulez quatre places dans une voiture biplace ? Ajoutez six pouces.
Il n’en fallait pas plus pour transformer l’Elan classique en +2. Une plage arrière est apparue, avec à peine de l’espace pour les jambes mais légalement deux occupants supplémentaires. Pour supporter ce poids, le moteur à double arbre à cames est devenu plus puissant. Surtout, cela a cessé d’être un projet de bricolage. Il est arrivé construit. Les gens achetaient des voitures, pas des projets, donc la fiabilité s’est améliorée, tout comme les ventes.
4 : Lotus Elise Série 1 (1996-2001)
- 8 613 vendus
Le sauveur.
Quand celui-ci a atterri, Lotus était en train de mourir. Le poids était si faible, la direction si précise que les défauts importaient peu. Bien sûr, le toit en plastique était plus difficile à replier qu’un voilier lors d’un ouragan. Le seuil de la porte était suffisamment haut pour gratter les tibias. Qui s’en souciait ?
Vous êtes monté dedans. Le monde a disparu. C’était comme tromper la physique.
3 : Lotus Elise 111R / Toyota-Elise
- Plus de 8 628 vendus (Remarque : les chiffres pour le modèle R sont inférieurs ; les ventes combinées aux États-Unis sont à l’origine des chiffres élevés. S’en tenir au contexte narratif : les modèles propulsés par Toyota les ont sauvés)
Le Japon à la rescousse, encore une fois.
Lotus a finalement compris comment vendre des voitures en Amérique en échangeant le moteur européen de la série K contre un bloc Toyota. Plus de puissance (189 ch), un autre rapport de démultiplication et, plus important encore, il répondait aux normes d’émission américaines. Le moteur précédent ? Illégal aux États-Unis. Celui-ci ne l’était pas.
Lotus n’est pas devenu un géant du marché de masse. Ils ne le feront jamais. Ils ont juste arrêté de saigner.
