La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a proposé une interdiction permanente des airbags fabriqués par la province du Jilin Detiannuo Safety Technology Co., Ltd. (DTN) à la suite d’une enquête de trois ans liée à au moins dix morts et deux blessés graves. Ces airbags, importés illégalement de Chine, ont été identifiés comme explosant lors de leur déploiement, éjectant des fragments métalliques dans l’habitacle des véhicules.
Le problème : les airbags qui explosent
L’enquête de la NHTSA, lancée en octobre 2025, a révélé que les airbags DTN – utilisés principalement comme remplacement après-vente dans les véhicules impliqués dans des collisions antérieures – fonctionnent mal de manière catastrophique. Au lieu de gonfler pour protéger les occupants, les gonfleurs explosent, se transformant en dispositifs tirant des éclats d’obus. Il ne s’agit pas d’un défaut de fabrication, mais plutôt d’un échec fondamental du contrôle qualité et des normes de sécurité.
Les accidents se sont produits entre 2017 et 2022 dans des véhicules répartis dans dix États, la plupart impliquant des Chevrolet Malibus et des Hyundai Sonatas. Cependant, l’agence prévient que les gonfleurs DTN défectueux peuvent également être présents dans d’autres marques et modèles de véhicules. Le principal problème est que ces airbags n’ont jamais été certifiés pour une utilisation dans les véhicules américains et ont probablement été introduits clandestinement dans le pays.
Pourquoi c’est important
La prolifération de pièces automobiles contrefaites constitue une menace sérieuse pour la sécurité publique. Ces airbags ne sont pas soumis aux mêmes tests rigoureux et à la même assurance qualité que ceux des fabricants établis. L’incitation économique à utiliser des pièces de rechange bon marché et non certifiées, en particulier dans les ateliers de réparation chargés de véhicules en panne, crée un marché dangereux où les conducteurs risquent leur vie sans le savoir.
Cette affaire met en évidence la vulnérabilité de la chaîne d’approvisionnement des pièces automobiles et la nécessité d’une répression plus stricte des importations illégales. Le fait que ces airbags aient été installés dans des véhicules après des accidents suggère un dysfonctionnement de la surveillance, les ateliers de réparation utilisant potentiellement, sciemment ou inconsciemment, des produits de qualité inférieure.
Prochaines étapes
La NHTSA accepte désormais les commentaires du public et donne à DTN la possibilité de contester l’interdiction. Si elle est confirmée, la décision empêcherait toute utilisation ultérieure de ces airbags mortels aux États-Unis. L’agence exhorte les propriétaires de véhicules qui soupçonnent qu’ils pourraient être équipés d’un airbag DTN à contacter leur concessionnaire local pour inspection.
L’action de la NHTSA souligne l’importance cruciale d’utiliser uniquement des pièces automobiles certifiées. Les conséquences de prendre des raccourcis peuvent être fatales.











